Carlo Van Parys

Le début de mon voyage en Aïkido

Mes premiers pas en Aïkido

Je suis Carlo Van Parys, né en 1971, un fervent passionné et pratiquant des arts martiaux.

Mon histoire martiale commence dès l’enfance, dans une famille où l’aïkido n’était pas simplement une discipline, mais une véritable tradition.

Ma sœur Céline, complice de mes premiers pas, m’a prêté son kimono pour mon baptême et entrer dans cet univers fascinant.

Mon histoire

Tout petit, je déambulais fièrement en kimono lors des activités d’aïkido organisées par mon père, Charles Van Parys (dit Carlo), une véritable légende dans la province de Liège.

Fondateur de l’école « Budo Dojo Sakura » en 1965, devenue aujourd’hui Sakura Dojo Aywaille, mon père incarnait l’aïkido.

Ses enseignements, ses gestes précis et son dévouement envers ses élèves ont profondément marqué mon enfance mais aussi toute une génération d’anciens pratiquants d’aïkido belge qui ont joué un rôle important dans le développement de l’aïkido en Belgique comme : Jean-Pierre Jacquet, Claudy Bastin, Louis Ticinovic, Yves Pierlot…

Les premières années de ma vie sont immortalisées par de nombreuses photos de moi, entre 4 et 7 ans, en kimono.

Bien que je ne pratiquais pas encore à cet âge, l’influence de mon père était déjà palpable.

Grâce à lui, j’ai eu la chance inouïe de rencontrer les plus grands maîtres japonais et occidentaux de notre art dès mon plus jeune âge.

Tamura Sensei, par exemple, séjourna chez nous, transformant notre salon en un lieu empreint de sagesse et de respect.

Baignant dans cette atmosphère depuis mon enfance, j’ai naturellement décidé de poursuivre mes études en éducation physique à l’école d’éducation physique d’Ans-Loncin.

Ce choix a été profondément influencé par une rencontre marquante avec Maître André Nocquet.

Je me souviens encore de lui, se préparant dans les vestiaires… torse nu… pour animer un stage à Loncin.

Sa prestance et sa musculature m’ont inspiré à suivre cette voie sportive. Son corps était parfait, je voulais devenir comme lui.

Mon père m’a inscrit au judo à l’âge de 6 ans sous l’instruction de Robert Bosard à Sprimont, car les cours pour les enfants n’existaient pas encore dans l’univers de l’aïkido.

Ensuite, j’ai poursuivi avec le karaté à Liège sous la direction de Jacques Debatty durant mon adolescence, une figure influente dans le monde du karaté mais aussi dans la gestion des conflits et de l’agressivité.

Formation et carrière en aïkido

Mon aventure en aïkido a véritablement commencé en 1980, à l’âge de 9 ans.

Mon père souhaitait que je monte sur le tatami avec les adultes malgré l’absence de cours spécifiques pour enfants. Pour lui, comme j’étais présent et que j’avais des bases de judo, il était inutile que je perde mon temps, autant m’entraîner.

À cette période, pour moi, il ne s’agissait que d’une obligation familiale, comme tous les enfants doivent être contraints pendant leur jeune âge.

Je trouvais plus de plaisir dans le judo et le karaté, qui étaient beaucoup plus adaptés à mes désirs à cette époque.

Mais vers l’âge de 16 ans, j’ai trouvé énormément de plaisir à m’exprimer dans l’aïkido.

L’aïkido commençait à être plus populaire et plusieurs jeunes sont venus rejoindre le dojo de mon père.

C’est vraiment à partir de cette période que j’ai commencé une étude sérieuse de l’aïkido.

Sur les traces des Maîtres

Au fil des années, j’ai eu le privilège de m’entraîner sous la tutelle de nombreux maîtres prestigieux :

  • 1980-1989 : André Nocquet Sensei et Hirokazu Kobahashi Sensei
  • 1989-1994 : Nobuyoshi Tamura Sensei
  • 1994-1997 : Michel Bécart Sensei et Seiji Tomita Sensei
  • 1998-2000 : Christian Tissier Shihan
  • 2000-2013 : Daniel Toutain Sensei
  • 2013-2017 : Daniel Toutain Sensei et Paolo Corallini Shihan
  • 2017 à ce jour : Paolo Corallini Shihan

 

J’ai obtenu mon 1er Dan Aïkido le 19 mars 1989 ( à cette époque, nous devions avoir 18 ans pour être candidat à l'examen Shodan). Une fois ceinture noire mon père m’a confié la responsabilité des cours pour les jeunes adolescents au dojo de la place du XX Août.

En pleine étude sportive, dynamique et ambitieux, je me suis consacré au développement de la section des jeunes de notre école.

Durant cette période, j’en profite aussi pour explorer d’autres horizons martiaux.

J’ai pratiqué la boxe, le jiujitsu, le krav-maga, l’iaido, le kenjutsu, le kempo et le wing chun.

Après huit ans comme assistant dans l’école de mon père, celui-ci m’a confié les cours adultes.

En 1997, une année marquante, j’ai repris les cours principaux au « Sakura Dojo » de la place du XX Août, tout en ouvrant deux autres dojos.

À cette époque, j’étais 3e Dan.

Le premier dojo sous ma seule responsabilité a été inauguré le 15 mai 1997 à Chênée, au pied de la côte d’Embourg au centre « Fun Gym », le début des nouveaux gros centres de Fitness.

Je m’entraînais dans une salle de musculation pour ma préparation physique et le propriétaire avant-gardiste devait s’adapter pour continuer le développement de son entreprise.

Il m’a donc proposé de superviser l’espace martial dans cette nouvelle infrastructure.

Dès les premiers jours, le dojo a rencontré un véritable succès.

J’ai alors décidé d’assurer des cours supplémentaires dans d’autres endroits.

J’ai enseigné chez mon ancien professeur de karaté au « Ronin », puis au « Body a live ». Robert Tilman, un de mes élèves et exploitant d’un centre de remise en forme, a gracieusement mis à disposition une salle d’entraînement avec un tatami fixe de 200 m².

À cette époque, j’avais la charge de trois dojos et assurais deux cours par jour dans deux endroits différents

 

En 1999, mon père a décidé de me laisser la succession de son école, le « Sakura Dojo ».

J’ai donc décidé de rassembler toutes mes écoles dans un seul et même endroit.

La Place du XX Août était au niveau localisation au centre de tous mes dojos.

Plusieurs ceintures noires de l’enseignement de mon père sont restées auprès de moi, et d’autres, attirées par ma pratique, ont décidé de me rejoindre.

Nous avons constitué un staff de ceintures noires important au dojo : Michel Depas, Jean-Marie Clokers, Luc Clokers, Franck De Noel, Emmanuel Boll, Diego Dominguez, Didier Lamy, Petra Emter, Karim Arrar, Michel Jacquet, Tchavdar Iliev, Laurent Bailly, Raphael Denis, Philippe Hadzi, Raphael Espinosa.

 

Fédération :

Durant cette période, j’étais actif au sein de la fédération de l’« UbéA » dont mon père avait un grand attachement historique.

Mais je participais indépendamment à de nombreux stages sous la direction de Christian Tissier Sensei à la mode de la nouvelle génération d’aïkidoka à cette époque, me rendant même à plusieurs reprises dans son dojo de Paris.

J’étais aussi très fort attiré par la pratique des armes, car je voyais toujours le fondateur avec un bokken ou un jo.

J’ai donc étudié pendant cette période différentes écoles d’armes avec des experts de renom, notamment le Ken-Jutsu et l’Iado sous l’enseignement de Camille Gatois, un grand expert dans ces deux disciplines.

Le bug de l’an 2000

En 2000, un bouleversement est survenu. Le tragique décès de François Pons, propriétaire des locaux du Sakura de la place du XX Août à Liège, m’a obligé à déménager. Les successeurs du propriétaire immobilier voulaient transformer l’immeuble en kot d’étudiants.

Grâce à ma rencontre avec Angélique et à mes voyages à l’étranger, principalement en France, j’ai réalisé très vite l’importance d’une bonne condition physique dans la pratique d’un art martial. Il y avait à cette époque beaucoup de centres multidisciplinaires des arts martiaux avec des salles de musculation. Le Cercle Tissier et l’école de Henry Plée (au dojo de la montagne) en étaient des exemples. J’ai décidé de mettre à profit les connaissances de ma future épouse pour élaborer un concept unique dans la région : un centre permettant aux pratiquants de travailler leur art tout en proposant le matériel nécessaire à une préparation plus spécifique et personnelle.

Angélique s’est principalement occupée de la préparation physique, tandis que je me suis concentré sur la préparation technique. Une harmonie parfaite qui a fait du dojo un endroit convivial et familial. Avec l’aide de plusieurs pratiquants d’aïkido bénévoles, le centre Dynamic Sphère a vu le jour le 15 mai 2000 dans le bas de Grivegnée, rue Jules Cralle 50.

Au cours de cette même année, j’ai présenté mon 4e Dan National à Herbestael. Il s’agissait aussi d’une expérience unique en Belgique, car les fédérations belges négociaient la possibilité d’une fusion d’une seule commission des grades pour la Belgique. J’ai donc sur mon diplôme belge de 4e Dan, 18 signatures, 3 commissions composées de 6 membres, c’est unique pour tous les candidats de cette promotion.

En juin 2000, accompagné de Michel Depas et de Laurent Bailly, j’ai fait une rencontre formidable avec l’un des plus éminents et plus proches disciples du fondateur de l’aïkido, Maître Morihiro Saito. Cette rencontre nous a tous fortement marqués et a suscité des questions, principalement sur la pratique des armes. Désireux de trouver des réponses à nos interrogations, nous avons entamé de profondes recherches et décidé de contacter un disciple français très proche du Maître, Daniel Toutain Sensei, 6e Dan Japon.

J’ai été invité à suivre l’enseignement de Daniel Toutain mensuellement à Paris et à participer à une session Uchi Deshi au Dojo de Rennes.

J’ai assisté à cette session avec Mario Huskens en été de la même année, c'est lors de cet évènement que j'ai rencontré mon ami Said Sebbagh Sensei.

Deux mois plus tard, Michel Depas et Jean Strub m’ont accompagné lors d’une seconde session. Ce fut le début d’une longue série de stages dirigés par Daniel Toutain et d’une profonde amitié entre nous. J’avais enfin trouvé ce que je recherchais : la continuité de l’aïkido enseigné par mon père, une parfaite corrélation entre le travail à mains nues, au ken et au jo.

En mars 2001, en collaboration avec l’Union Belge d’Aïkido et l’échevinat de la jeunesse et des sports de la Ville de Liège, j’ai invité Daniel Toutain Sensei pour un stage dont le thème principal était la pratique des armes de l’aïkido et le kata 31 au jo.

 

"Iwama Ryu Belgique"

Le 3 mars 2002, les actes du groupement Iwama Ryu Belgique ont été signés au Sart Tilmant sous la tutelle de Monsieur André Decock, l’attaché aux sports du cabinet de l’échevin.

Les fondateurs étaient Daniel Toutain Sensei, Michel Depas et moi-même, et les administrateurs Corinne Triffaux et Mario Huskens

Une rencontre marquante et un tournant pour l'école

Après des années de pratique et d'enseignement de l'Aïkido, ma trajectoire a pris une direction inattendue et extraordinaire grâce à une rencontre déterminante. J'ai croisé le chemin de Michel Close, un ami d'enfance, animée par la même passion pour cet art martial. Sa situation financière confortable lui permettait de soutenir mes projets de manière unique, mais notre lien allait bien au-delà d'une simple relation professionnelle : une amitié sincère est née.

Il a débuté en suivant des cours privés, et pour des raisons de commodité en 2008 nous avons décidé ensemble d'ouvrir un dojo "privé" proche de nos domiciles respectifs. Ce qui n’était qu’un projet pratique au départ a rapidement évolué grâce à son soutien. Il est devenu une sorte de mécène, permettant la réalisation de nombreux rêves et d'idées que nous partagions.

Grâce à son implication et à sa générosité, ce dojo a pris une nouvelle direction, offrant bien plus qu'un lieu de pratique pour nos cours privés. C'est le début du "Sakura Dojo Aywaille".

 

Les préparations physiques sont désormais orientées spécifiquement vers l’aïkido, éliminant les autres disciplines.

Ce centre introduit aussi le concept de « Uchi deshi » ou formation de résident interne, permettant aux élèves de séjourner au dojo pour une formation approfondie et intensive. 

 

Un centre dédié à l'Aïkido, une immersion totale

Nous avons développé un concept unique et une infrastructure entièrement dédiée à l'Aïkido, conçue pour répondre aux besoins de notre époque. Ce centre offre aux pratiquants toutes les commodités modernes nécessaires à une immersion confortable, permettant d’approfondir leur étude dans un environnement propice à une pratique intensive et enrichissante.

L’excellence de cette infrastructure a attiré l’attention de nombreux experts de renommée.

Parmi eux, nous avons eu l’honneur d’accueillir Sensei Daniel Toutain, un maître français reconnu, qui a vu l’opportunité idéale pour mener ses propres formations de haut niveau. Séduit par cette vision, il a choisi de nous rejoindre pour partager ses connaissances et a assuré les cours et les formations au sein de notre centre pendant plusieurs années. Notre école était d'ailleurs le Dojo central de son association internationale sous la dénomination "FAA" crée le 08 février 2012 dont le siège social est le dojo d'Aywaille.  

Grâce à cette collaboration, le "Sakura Dojo" est devenu bien plus qu'un simple dojo : c'est un lieu d’apprentissage, de transmission et d'immersion totale dans l'Aïkido, où les pratiquants bénéficient d'une expérience enrichissante et inédite.

Vers une Nouvelle Alliance pour l'Héritage de Maître Saito

C’est à cette période que je me rapproche de Paolo Corallini Shihan.

En mars 2012, j’organise un stage à Aywaille avec Paolo Corallini Shihan et Daniel Toutain Sensei, dans l’espoir d’une collaboration renouvelée entre les "sempai" et les élèves de Maître Saito, afin de développer un projet commun pour perpétuer l’héritage de leur maître.

Engagement pour la Reconnaissance des Grades Aïkikaï : Collaboration avec Paolo Corallini Shihan et Daniel Toutain

J'ai toujours accordé une grande importance à la progression de mes élèves et à leur reconnaissance officielle.

Ce partenariat nous a permis d'obtenir cette reconnaissance, tant sur le plan administratif que technique, dans le monde de l'Aïkido.

En tant que secrétaire et messager de Daniel Toutain Sensei, j'ai entretenu des relations étroites avec Paolo Corallini Sensei pour assurer la reconnaissance de tous les grades Aikikai de Tokyo des élèves de Daniel Toutain Sensei affiliés à la FAA.

Une période de transition et de renouveau

Entre 2014 &  2016, j’ai traversé une période difficile due à de graves problèmes de santé, ce qui m’a amené à une réflexion profonde sur moi-même. J'ai commencé à lire et à écouter de nombreux livres audio sur la spiritualité et le pouvoir de l'esprit.

La médication me détruisait, et il devenait urgent de reprendre le contrôle.

Cette expérience a profondément enrichi ma pratique martiale et spirituelle, et je partage désormais volontiers ce savoir avec ceux touchés par des maladies mystérieuses, afin de les aider à soigner corps, âme et esprit.

J’ai pris une décision radicale fin de l'année 2014 : confier la direction de mon école à mon plus proche élève, Michel Close, et à un de mes assistants les plus fidèles, Patrice Urios, pour me recentrer sur mon propre bien-être.

Peu après, une opportunité de voyage au Maroc s’est présentée. Sensei Daniel Toutain, qui n’avait plus d’activités professionnelles depuis quelques années, m’a introduit à la communauté locale, et j’ai eu l’honneur d’animer un stage à Marrakech pendant mon séjour chez Taib Boussaksou Sensei. 

Le succès de cette rencontre m’a valu une nouvelle invitation pour un stage prolongé.

J’ai alors remarqué une amélioration significative de ma santé, que j’attribue au climat, à l’atmosphère et à la culture marocaine.

Les circonstances m’ont finalement conduit à rester au Maroc pendant cinq ans, soutenu par la communauté de l’aïkido marocain. J’y ai développé mon école, la "Sakura Academy", aux côtés d’enseignants marocains de haut niveau.

 

Révélation avec "Paolo Corallini Shihan"

Je remarque très rapidement la richesse de son enseignement.

C’était la clé manquante pour ma progression personnelle dans l’étude de l’aïkido.

À partir de cet instant, je décide de concentrer de plus en plus mon étude à ses côtés, l’invitant à plusieurs reprises en Belgique et au Maroc dès 2013.

La période Covid

Pendant la pandémie de Covid, les dojos d’aïkido ont fait face à des difficultés financières. Le Sakura Dojo d’Aywaille n’y a pas échappé mais a réussi à survivre grâce à sa structure privée.

Je suis donc rentré à Aywaille en 2021 pour reprendre la charge des cours réguliers afin de relancer la dynamique du dojo central de mon académie.

 

Le "APRES" Covid

Depuis lors, j’y anime les cours réguliers, des stages nationaux et internationaux, des formations intensives « uchi deshi » et j’y invite plusieurs experts internationaux.

Nous travaillons aussi à l’organisation de deux grands événements récurrents depuis plus de trois ans : le « Friendship seminar » en collaboration avec l’expert algérien Said Sebbagh Sensei et le « Senmon Koshukai » sous la direction de Paolo Corallini Shihan.

Naturellement, je me rends encore très régulièrement au Maroc et au Sénégal pour poursuivre la formation de mes élèves sur place.

 

Grades « Aïkikaï So Hombu de Tokyo et grades d’école »

  • 19/03/1989 : 1er Dan Aïkikaï
  • 21/03/1992 : 2e Dan Aïkikaï
  • 14/03/1995 : 3e Dan Aïkikaï
  • 09/06/2001 : 4e Dan Aïkikaï
  • 18/12/2004 : 4e Dan Iwama Ryu (Daniel Toutain Sensei)
  • 28/02/2008 : 5e Dan Iwama Ryu (Daniel Toutain Sensei)
  • 27/03/2013 : 6e Dan Iwama Ryu (Daniel Toutain Sensei)
  • 08/01/2023 : 5e Dan Aïkikaï
  • 15/09/2024 : Reconnaissance officielle de mon 6e. Dan par l'école "Takemusu Aïkido Association"  de Paolo Corallini Shihan

Quand la Sécurité Façonne l’Aïkido : Mon Parcours

Dans mon adolescence, j’étais de nature violente, renvoyé de plusieurs écoles pour bagarres et indiscipline.

À la suite de ces événements, j’ai dû poursuivre mes études à Liège, où mes parents m’ont pris un kot d’étudiant. C’est là que j’ai découvert la vie nocturne de la ville, un univers où je me suis rapidement fait remarquer pour mes capacités dans les bagarres.

À cette époque, la sécurité intervenait trop tard, une fois les affrontements terminés. Et même lorsqu’ils arrivaient, personne ne me dénonçait.

J’avais acquis une réputation bien particulière :
Carlo ne se bat pas, il couche.”

C’est dans ce contexte que Franck Bailly et Patrice Gyssen sont venus me trouver.

Ils ne m’ont posé qu’une seule question :
“Pourquoi veux-tu te battre pour rien gagner ? Viens avec nous et gagne de l’argent pour te battre.”

J'ai donc intégré leur équipe de portier en 1989.

Un Changement de Vision

Cette opportunité a marqué un tournant décisif. C’est à ce moment-là que j’ai réellement compris quelque chose d’essentiel : je n’avais plus besoin de me battre. Je me suis alors intéressé aux principes martiaux, à la gestion des conflits, et à la manière d’éviter l’affrontement plutôt que de le provoquer.

Bien sûr, l’argent était un moteur pour moi à cette époque, mais j’ai vite compris que mes employeurs ne cherchaient pas des bagarres, ils voulaient une gestion maîtrisée des tensions. Être un bon agent de sécurité ne signifiait pas frapper fort, mais savoir éviter que la situation ne dégénère.

J’étais alors au meilleur de ma forme, physiquement et mentalement, et j’ai commencé à me dire :
“Je peux attendre. Je peux essayer de repousser le conflit. Je peux trouver une solution pacifique avant d’en arriver à la confrontation.”

C’est cette réflexion qui a façonné mon approche. J’avais la capacité de combattre, mais mon objectif était désormais d’imposer mon calme pour mieux contrôler la situation.

 

Savoir Faire la Guerre pour Imposer la Paix

Avec le recul, je réalise que cette période a profondément influencé ma manière de voir les choses. Il est important de savoir faire la guerre pour imposer la paix. C’était mon principe.

Je n’avais pas peur du conflit, mais j’ai appris à le repousser, non pas par crainte, mais par intelligence et stratégie. Mon but n’était plus d’écraser l’adversaire, mais de satisfaire mon employeur en assurant la meilleure gestion possible des tensions.

Cette philosophie, issue de mon expérience dans la sécurité, a trouvé un écho parfait dans l’Aïkido, où l’objectif n’est pas de dominer, mais de contrôler et canaliser l’énergie de l’adversaire pour éviter l’affrontement inutile.

C’est ainsi que j’ai évolué, d’un jeune bagarreur impulsif à un professionnel de la gestion des conflits, où anticipation, discipline et contrôle sont devenus mes maîtres-mots.

35 Ans d’Expérience au Service de la Sécurité Officiellement

Avec plus de 35 ans d'expérience dans la sécurité privée et la fonction publique , j'ai acquis une expertise reconnue dans des missions allant de la protection rapprochée des chefs d'État à la formation des agents des corps de sécurité (prison, gardiennage, police…).

Débutant en 1995 dans les Prisons

 

Ma carrière a débuté en 1995 au sein des services pénitentiaires du Service Public Fédéral de la Justice. (Grâce à Patrice Gyssen qui m'avait fait débuté comme portier) 

J'ai rapidement attiré l'attention par mes interventions face à des détenus récalcitrants vis-à-vis de la politique globale de comportement en milieu carcéral.

Mon analyse des moyens et des possibilités pour mettre en œuvre des interventions sur les détenus avec le moins de dommages collatéraux a éveillé la curiosité de ma direction.

Monsieur Minguet, directeur non conventionnel, m'a donné l'opportunité en 1999 de développer un projet pilote à la prison de Verviers sur ma vision d'une formation minimale en techniques de self-défense pour les agents. C'est là que ma passion pour l'expression martiale et la gestion des situations conflictuelles a pris tout son sens.

Même aujourd'hui, je considère que c'est l'une des expériences les plus enrichissantes de ma carrière professionnelle.

Entre-temps, différents projets ont également vu le jour, car c'est un sujet très sensible pour la direction générale des prisons.

Mon projet initial n'a pas abouti, mais grâce à l'intervention de Monsieur Dizier quelques années plus tard, j'ai intégré l'équipe chargée du développement d'une formation de formateurs.

Rapidement promu formateur en gestion des conflits et de l'agressivité dans les établissements pénitentiaires, j'ai été détaché à l'école pénitentiaire de Marneffe, où j'ai encadré la formation initiale et continue des agents.

Fort de cette expérience, j'ai développé des protocoles d'intervention spécifiques pour l'extraction des détenus violents, une méthode qui s'est rapidement imposée comme une référence dans le secteur.

Mon engagement m'a conduit à parcourir les prisons d'Europe, analysant et mettant en place des techniques d'intervention uniques adaptées aux réalités du terrain.

Grâce à ce parcours, j'ai construit une vision pragmatique de la sécurité, combinant rigueur, adaptabilité et transmission du savoir-faire.

 

En 2006 : Une Vision Fondatrice au Service de la Sécurité Privée

J'ai fondé Protection Unit en 2006 avec une idée précise en tête : offrir des services de gardiennage et de sécurité privée d'une qualité irréprochable.

Dès le départ, j'ai mis en place des protocoles de sécurité rigoureux et innovants , qui sont encore aujourd'hui la base des opérations de cette entreprise prospère.

Ma vision était simple mais ambitieuse : anticiper les besoins du secteur, structurer des méthodes efficaces et garantir un niveau d'exigence élevé dans toutes nos missions. Grâce à cette approche, Protection Unit est devenue une référence incontournable , reconnue pour son professionnalisme et son engagement envers ses clients.

En 2014, j'ai dû prendre une décision difficile : vendre mes actions de la société en raison d'un conflit d'intérêts avec mes fonctions au sein de la Sûreté de l'État belge .

Même si cela signifiait tourner une page importante de mon parcours, je reste fier d'avoir posé les bases de ce qui est aujourd'hui une entreprise florissante, toujours guidée par les principes que j'ai instaurés dès sa création.

Protection Unit en 2025, continue d'incarner l'excellence et l'innovation dans le domaine de la sécurité privée, et je suis heureux de voir que mon travail fondateur perdure.

En 2009 : Mon Expérience au Sein de la Sûreté de l'État Belge

De 2009 à 2014 , j'ai eu l'honneur de travailler pour la Sûreté de l'État belge , le service de renseignement du pays. Dans ce cadre, j'étais chargé d'assurer la sécurité rapprochée , en tant que garde du corps armé , lors des visites officielles de chefs d'État.

Avec un souci constant de rigueur et d'adaptabilité , j'ai développé une expertise pointue dans les enjeux de protection, tant physiques que technologiques . Cette expérience m'a permis d'acquérir une vision et une capacité d'anticipation essentielles dans le domaine de la sûreté.

Pour intégrer ce corps d'élite, j'ai suivi une formation intensive d'un an , axée sur les techniques spécifiques des unités d'élite . Cette formation exigeante m'a forgé tant sur le plan technique que mental , en m'imposant un niveau d'excellence absolu.

En 2014 : Formateur pour les institutions privées à l'étranger

Aujourd'hui, en parallèle de mon engagement dans l'aïkido, je souhaite mettre à profit cette expérience pour développer des solutions innovantes en matière de sécurité, tout en transmettant les valeurs de discipline, de contrôle et d'harmonie propres à cet art martial.

Dans le secteur de la sécurité, je reste actif sur le continent africain en tant que consultant en sécurité et formateur en techniques d'intervention. J'interviens principalement dans la coordination d'événements de haut prestige ou de grande envergure.